développer sa mémoire

Développer sa mémoire pour gagner du temps

Mieux se souvenir, penser de manière plus créative, apprendre plus efficacement :

Ce que l’esprit peut faire ne dépend pas seulement de l’âge, de l’éducation et de l’intelligence.

Une chose est certaine, cependant : développer les capacités de sa mémoire permet un gain de temps appréciable. 

 

C’est ainsi, par exemple, que des performances mémorielles améliorées permettent d’être plus efficace dans sa vie professionnelle, d’optimiser l’organisation et la réalisation des tâches.

En ce sens, développer sa mémoire permet non seulement de gagner du temps, mais aussi de limiter l’impact du stress, en étant plus efficace au quotidien.

 

Comment est-ce possible ? Quelles sont les techniques pour y parvenir ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article. 

 

Comment la mémoire nous aide à gagner du temps au quotidien

 

Une mémoire performante nous permet de retenir facilement des noms, des informations, des numéros, par exemple des numéros de téléphone. Elle nous aide ainsi à gagner un temps précieux, en limitant les notes et la paperasserie. 

 

Pour y parvenir, il est important d’entraîner sa mémoire, d’augmenter sa capacité de concentration et d’optimiser les performances du cerveau. C’est ce qui permet d’avoir immédiatement à portée de main les informations les plus utiles et les détails fondamentaux. 

 

Deux fonctionnalités se révèlent incontournables : la première relève de la mémorisation à proprement parler. Il s’agit de retenir sur le long terme et d’emmagasiner des informations dont vous savez que vous aurez besoin ultérieurement. Plutôt que de perdre du temps à les rechercher dans des dossiers, elles sont immédiatement disponibles, grâce aux performances de votre cerveau.

 

La seconde consiste à être capable de retrouver rapidement et facilement les informations que votre mémoire a encodées. Chez certaines personnes, c’est cette partie du processus qui pose problème.

Vous-même avez sans doute déjà rencontré cette difficulté : vous croisez un client important, vous aimeriez le relancer, mais vous êtes incapable de vous souvenir de son nom ! Dommage, car l’entrée en matière n’aurait été que plus efficace !

 

Mais les bénéfices que vous pouvez tirer d’un fonctionnement optimisé de votre mémoire dépendent en grande partie du type de mémoire que vous sollicitez.

 

Les différents types de mémoires : quelques rappels

 

Nous n’avons pas une seule mémoire, mais plusieurs. Comme de nombreux processus cérébraux, la mémoire est le résultat de processus complexes. Pour plus de clarté, les scientifiques et spécialistes des neurosciences ont ainsi déterminé 5 types de mémoires

 

  • la mémoire de travail
  • la mémoire sémantique
  • la mémoire épisodique
  • la mémoire procédurale
  • la mémoire perceptive

 

Chacune est susceptible de nous être d’une grande utilité au quotidien, mais certaines sont plus directement impliquées dans l’efficacité de la réalisation des tâches.

 

La mémoire de travail est une mémoire à court terme. Elle permet de retenir des données issues de l’environnement immédiat de manière à les traiter et à s’en servir pour réaliser une tâche donnée.

C’est elle, par exemple, qui vous permet de prendre efficacement des notes sans avoir à demander qu’on vous répète 10 fois les instructions !

 

Il faut savoir que cette mémoire de travail, à court terme, peut s’appuyer sur des éléments stockés dans la mémoire à long terme.

Ainsi, si vous avez déjà réalisé une tâche similaire par le passé, vous pourrez vous rappeler les techniques employées et les solutions que vous aviez développées. 

 

Vous ferez ainsi l’économie de certaines phases du travail et vous gagnerez du temps. C’est d’ailleurs l’une des principales fonctions de la mémoire : nous permettre d’emmagasiner des expériences pour automatiser certaines réactions ou processus.

 

Imaginons que vous devez formater un dossier sous Word et que ce soit la première fois que vous accomplissez ce type de travail. Vous allez consacrer du temps à trouver les différentes fonctionnalités du logiciel avant de pouvoir les utiliser. 

 

Au fur et à mesure, votre exécution deviendra plus rapide et plus automatique, car vous n’aurez plus besoin de réfléchir, vous trouverez automatiquement les bonnes fonctions. Vous utilisez alors la mémoire procédurale, puisque vous connaissez votre logiciel sur le bout des doigts.

 

La mémoire sémantique, quant à elle, vous aide à vous souvenir des informations relatives aux personnes, aux noms, aux lieux, aux adresses ou aux numéros de téléphone. Elle contient aussi les connaissances acquises au cours des études ou des formations. 

 

Comme vous l’aurez compris, la mémoire, sous ses différentes formes, nous aide à puiser des solutions et des réponses dans un savoir que nous avons développé nous-même ou qu’on nous a enseigné.

Elle nous permet, en quelque sorte, de ne pas avoir à réinventer la roue à chaque fois que nous avons à remplir une tâche, qu’elle soit professionnelle ou privée.

Mais comment fonctionne au juste cet apprentissage mémoriel ?

 

Comment fonctionne la mémoire ?

 

Le traitement des informations par le cerveau humain se déroule en trois étapes :

les informations sont acquises, puis stockées et récupérées selon les besoins.

La phase d’acquisition, au cours de laquelle l’information est absorbée et traitée, est également appelée apprentissage, les phases de stockage et de récupération constituent la mémoire à proprement parler. 

Le terme de mémoire désigne donc le stockage ainsi que la reproduction ou la reconnaissance ultérieure de ce que l’on a perçu, vécu ou fait précédemment. C’est parce qu’il y a répétition qu’il y a gain de temps. Sans mémoire, tout serait nouveau. La perception, la réflexion, la compréhension et la résolution des problèmes ne seraient pas possibles sans la mémoire.

 

Les processus d’apprentissage dans le cerveau s’appuient sur le transfert d’informations entre les cellules nerveuses, les neurones. Le cerveau humain compte plus de cent milliards de ces neurones.

 

Le cerveau n’est pas seulement occupé à traiter des stimuli externes, mais il les relie et les compare constamment avec le contenu déjà stocké en mémoire. Il en résulte un remodelage continu des informations, créant ainsi des réseaux dynamiques et en constante évolution dans le cerveau.

 

On parle de plasticité cérébrale. Cette plasticité vous permet, en développant votre mémoire, d’être de plus en plus efficace et de gagner du temps.

Pour autant, le cerveau ne peut pas tout pour vous : vous devez lui venir en aide, en veillant à favoriser la concentration et à procéder avec méthode dans la résolution des tâches.

 

gagner du temps

Comment gagner en efficacité et soutenir le travail de la mémoire ?

 

Vous pouvez avoir une excellente mémoire, mais peiner à vous organiser. Ou vous pouvez être incapable de vous concentrer. Dès lors, vos capacités mémorielles vous seront d’un piètre secours.

 

La concentration est essentielle à la mémorisation. Sans doute en avez-vous fait l’expérience durant vos études : lorsque vous tentiez d’apprendre un cours mais que votre esprit s’évadait ailleurs, vous ne parveniez à rien retenir du tout.

 

A l’âge adulte, il en va de même. Au travail, les motifs de distraction ne manquent pas, que ce soit un coup de téléphone, un collègue qui toque à la porte, des travaux bruyants dans la pièce d’à côté ou encore des messages qui arrivent sur votre téléphone ou dans votre messagerie. 

 

Pour gagner du temps et accroître votre efficacité, faites la chasse à tout ce qui nuit à la concentration. N’hésitez pas, lorsque vous devez apprendre une nouvelle procédure, à vous isoler, à couper le téléphone et à fermer votre porte à clé. 

 

En fait, il vous faut éviter à tout prix ce que les anglo-saxons ont pris l’habitude d’appeler le multi-tasking. Cette tendance consiste à accomplir plusieurs tâches à la fois. Des chercheurs ont montré que cela nuit non seulement à la productivité, mais aussi à l’apprentissage de nouvelles compétences, donc à la mémoire. 

 

Sans compter que lorsque plusieurs tâches sont effectuées en même temps, il faut souvent les recommencer !

 

Pour soutenir le travail de votre mémoire, concentrez-vous sur une seule mission, puis passez à la suivante. N’hésitez pas à utiliser des outils numériques pour planifier vos journées de travail : ce sont des assistants très utiles, qui se révèlent rapidement incontournables pour tous ceux qui veulent gagner du temps.

 

Comment développer sa mémoire ?

 

Un entraînement efficace des performances mentales peut consister à se forcer à sortir des sentiers battus, à changer ses habitudes ou à essayer quelque chose de nouveau. Rien de pire que la routine pour la mémoire, puisque nous n’apprenons rien et fonctionnons en mode automatique !

 

Il existe bien sûr des exercices spécifiques et des formations ciblées pour améliorer la mémoire et ses capacités de mémorisation. En voici quelques-uns : 

 

Exercice pour mémoriser les noms

 

Si vous voulez vous entraîner à vous souvenir des noms en les associant avec les visages correspondants, rien ne vaut un magazine people. Vous pouvez vous appuyer sur les photos, lire plusieurs fois les noms, puis couvrir ces légendes et vous rappeler ce que vous avez mémorisé à partir des photos et des visages.

 

Développer la concentration et l’attention

 

S’entraîner à la concentration et pratiquer l’attention contribue au développement de la mémoire. Ainsi, de nombreux problèmes d’apprentissage sont liés à l’inattention et à la dispersion. 

Selon les chercheurs en neurosciences, la capacité de concentration s’accroît lorsqu’il s’entraîne à cibler son attention sur les perceptions.

Il existe aujourd’hui de nombreuses offres de formation qui vont en ce sens.

 

Exercice à pratiquer au quotidien

 

On peut aussi entraîner sa mémoire au quotidien, en pratiquant quelques exercices simples. 

Par exemple, vous pouvez rechercher un nom et une activité pour chaque lettre de votre prénom.

Ceux qui ont du mal à se souvenir des noms peuvent associer l’appellation d’une personne à ses caractéristiques : pensez à la couleur des cheveux, ou imaginez la personne en train d’exercer son métier.  

 

Comment prendre soin de sa mémoire de travail ?

 

Notre vitesse de réflexion, notre capacité à nous concentrer et à prendre des décisions – tout cela dépend en grande partie de notre mémoire de travail.

Mais quelles sont les tâches qui contribuent à l’améliorer ? Quel est le lien entre la mémoire de travail et l’intelligence ? Peut-elle réellement être développée ? Et cela à tout âge ?

 

Prenons un cas concret. Votre collègue vous dit d’appeler un client et il vous indique le numéro oralement. Vous avez tout intérêt à répéter plusieurs fois la série de chiffres, par exemple mentalement, pour vous en souvenir.

 

C’est votre mémoire de travail qui accomplit cette tâche mentale. 

 

Cependant, la mémoire est très sensible aux stimuli : si on vous parle et qu’on vous interrompt pendant que vous prenez votre téléphone en main et cherchez à composer le numéro, il y a de fortes chances que vous ne le retrouviez plus en intégralité.

 

Pour que l’intelligence soit productive, elle a besoin d’une mémoire de travail qui fonctionne bien. Cela permet à la personne d’atteindre ses performances mentales optimales. Cependant, il faut savoir que les liens qui unissent la mémoire de travail et notre capacité à développer une pensée logique sont encore peu clairs. 

 

mémoire photographique

 

Qu’entend-on par “mémoire photographique” ?

 

La mémoire photographique est un terme familier utilisé pour décrire une capacité de mémoire particulière. Les personnes ayant cette capacité peuvent se souvenir des détails d’une situation sur une longue période sans erreur et ensuite nommer des images, des chiffres ou des lettres. On dit que ces artistes de la mémoire ont le don de voir les détails dans leur esprit comme sur une photographie.

 

Il n’est pas possible d’acquérir une mémoire photographique et de se souvenir de tous les détails que vous avez vus. Cependant, le cerveau peut être entraîné, de manière à améliorer la capacité de mémorisation.

 

Fonction de l’émotion et de la motivation

 

Quand on éprouve un intérêt particulier ou un lien émotionnel fort avec un sujet spécifique, la mémorisation fonctionne mieux. Nous stockons davantage d’informations, et cela sans difficultés ou efforts particuliers. 

 

En d’autres termes, il ne suffit pas d’entraîner sa mémoire pour augmenter son efficacité et être plus productif : il faut aussi le vouloir.

La motivation est centrale pour bien résoudre les problèmes qui se posent lorsque nous cherchons à accomplir une tâche donnée.

 

Comme nous avons pu le voir, la mémoire, sous ses différentes formes, nous aide à être plus efficaces et plus productifs. Nos capacités mentales et notre disposition à la mémorisation peuvent être développées. Les émotions jouent aussi un rôle prépondérant. 

 

Mais nous sommes nombreux, aujourd’hui, à avoir du mal à mobiliser nos capacités de mémoire. Rien d’étonnant à cela, si l’on considère que notre monde est peu porté sur la mémorisation et que les motifs de déconcentration ou d’éparpillement sont particulièrement nombreux. 

 

Au XVIe siècle déjà, le philosophe Montaigne posait une question de fond, en affirmant qu’il vaut mieux une ‘tête bien faite’ qu’une ‘tête bien pleine’.

Pour autant, les apports de la mémoire dans le processus de la pensée et de la résolution de problèmes ne sont pas à négliger !

 

Auteur : Virginie Casse / Responsable éditoriale

Virginie casse

Pour aller plus loin : 

Passionnée d’écriture et de sciences humaines, Virginie s’intéresse depuis longtemps aux questions de bien-être et de santé.

Responsable éditoriale pour EspritHealthy, elle partage son savoir et désire offrir des informations fiables, à la portée de tous, sur des sujets liés au développement personnel et la santé mentale.